Vol spécial pour l’envoyée spéciale des globe-reporters au Burkina Faso !

Publié le 8 janvier 2017

Bonne nouvelle ! Cela n’a pas été simple, mais l’envoyée spéciale est bien arrivée au Burkina Faso.

Carnet de route

Samedi, 7 janvier 2017, départ pour l’aéroport de Bruxelles pour prendre un vol direct pour Ouagadougou avec Brussel Airlines. La capitale de Belgique est toute blanche. Il a neigé. C’est beau, mais je ne sais pas encore que sous son blanc duvet la neige peut cacher de mauvaises surprises.

La ville n’est pas encore tout à fait réveillée. Les rues sont désertes. Avec ma valise rouge à roulettes, nous prenons le tramway et le train. Sur moi, un chaud manteau. Dans la valise, des vêtements d’été.

Le tramway arrive sur le quai en même temps que nous. Le train de la Gare du Nord est ponctuel ce qui évite de mourir de froid. En 15 minutes, nous sommes devant le comptoir des enregistrements des vols pour l’Afrique. Pas grand monde ! « Vous avez votre visa ? « demande l’hôtesse. « Non, mais je vais l’acheter en arrivant ». Elle me donne ma carte d’embarquement. Bref tout se passe bien.

Je suis tranquille. Ma valise est embarquée. L’avion est annoncé à l’heure. Quelqu’un va m’attendre à l’aéroport de Ouaga. Bref, je peux flâner dans le Duty free et acheter quelques chocolats belges pour les offrir à cette personne qui a la gentillesse de venir me chercher à mon arrivée. Quand on arrive dans un pays qu’on ne connaît pas, c’est toujours rassurant d’avoir un contact. Chez les journalistes, on les appelle des fixeurs. Ils sont toujours là quand nous en avons besoin. Ils sont débrouillards, connaissent plein de monde, peuvent faire office de traducteurs si besoin…
 
Je parle, je parle. Voici qu’on appelle les passagers pour le vol SN255 pour Ouagadougou. Nous embarquons contents de quitter le froid pour retrouver la chaleur. « Il fait 40 degrés au Burkina », m’a dit hier au téléphone celui qui va m’accueillir dans quelques heures.

« Embarquement terminé », dit une voix dans un micro. Les hôtesses ferment les portes. La passerelle s’éloigne. L’avion fait marche arrière. Il est 11h30. À 17h00, je serai arrivée. MAIS….

Tout à coup l’avion qui roule au pas stoppe. 5’. 10’. 15’. Les passagers commencent à s’inquiéter. « Que se passe-t-il ? », demande quelqu’un derrière moi. L’attente se poursuit. Je regarde par le hublot. Devant et derrière nous, des avions sont aussi immobilisés. Nous ne sommes pas les seuls à être bloqués.

Le commandant de bord prend alors la parole. Il nous explique qu’en raison des basses températures, des plaques de glace sont présentent sur la piste de décollage. La glace a aussi gagné les ailes de l’avion. Les appareils font donc la queue pour être dégivrés, dans l’attente des machines qui fassent fondre la glace formée sur les ailes.

Commence alors une interminable attente. Coincés sur nos sièges, nous attendons pendant cinq heures. Une attente aussi longue que la durée prévue de notre vol. C’est finalement à l’heure à laquelle je devais arriver, que nous décollons pour Burkina Faso.

L’avion atterrit à Ouagadougou à 21:00 heures heure locale, 22h00 heure de Paris. Je suis soulagée, car le plus important est que nous soyons bien arrivés.

Lorsque les portes de l’avion s’ouvrent, l’air chaud se faufile entre les passagers et les manteaux se retrouvent immédiatement au fond des sacs. Malgré la nuit bien avancée, il fait 26 degrés à Ouagadougou. Ne reste plus qu’à acheter mon visa, passer la douane, retrouver ma valise avant de retrouver mon chauffeur.

Les partenaires de la campagne

  • CLEMI
  • Rectorat de Paris
  • Fondation SNCF