Le lycée public de Nagréongo tente de faire face malgré le manque de moyens

Publié le 30 janvier 2017

Abdul ZONGO est proviseur du lycée départemental de Nagréongo, à 35 kilomètres de la capitale Ouagadougou. Il répond aux questions des globe-reporters Hamza, Enzo, Pénélope et Ibtissem du collège Jean Baptiste Clément de Colombes.

Education et jeunesse

Nagréongo est une municipalité composée de communes rurales et le lycée départemental reçoit des élèves qui viennent des alentours. Certains élèves parcourent jusqu’à sept kilomètres chaque matin pour venir en cours. L’établissement accueille plus de 500 élèves, mais, comme dit le proviseur, Monsieur ZONGO, « les infrastructures manquent pour que les élèves suivent une scolarité dans de bonnes conditions ».

Parmi les principaux problèmes que l’équipe pédagogique doit surmonter, il y a le manque de tables pour qu’on puisse étudier commodément. Dans certaines classes, trois élèves s’entassent sur des tables pour deux. Quand les élèves étudient une oeuvre littéraire, il n’y a jamais assez de livres pour tout le monde.

« Ce lycée date des années 2000 et a besoin de reformes, mais tout cela va arriver », dit le proviseur, qui reçoit l’envoyée spéciale des globe-reporters dans son bureau, le seul où trône un ordinateur. « Ici les professeurs utilisent leurs ordinateurs personnels et il n’y a pas de salle informatique ». Mais même face à ces conditions précaires, les élèves ne se découragent pas. Ils étudient, passent leur Bac et vont à l’université. 

Abdul ZONGO voudrait pouvoir améliorer les infrastructures du lycée et attend l’aide de l’État burkinabé.

« Notre défi majeur ici est que le taux de réussite soit plus élevé et que les filles n’abandonnent les études à la fin de la première ou deuxième année de collège », dit le proviseur, Monsieur ZONGO.

Sources sonores

  • A quoi ressemble une classe ?

  • Combien y a-t-il d’établissements scolaires dans votre ville ?

  • Est-ce que tous les jeunes sont scolarisés ?

  • Comment les élèves viennent-ils en cours ?

  • Y a-t-il de l’électricité dans chaque classe ? Du chauffage quand il fait froid ou l’air conditionné quand il faut chaud ?

  • Est-ce qu’il y a une cantine ?

  • Les parents ont-ils les moyens de payer les fournitures scolaires ?

  • Avez-vous des ordinateurs pour les professeurs ?

  • Quels sont les dispositifs de sécurité et faites-vous des exercices d’évacuation ?

  • Est-ce que les élèves ont du soutien pédagogique ?

  • Est-ce qu’il y a une infirmerie au lycée ?

  • Est-ce que les élèves suivent les mêmes matières qu’en France ?

Téléchargements

Les partenaires de la campagne

  • CLEMI
  • Rectorat de Paris
  • Fondation SNCF