Baie d’Along au Vietnam : à la découverte d’une merveille mondiale

Publié le 16 janvier 2017

Impossible de visiter le Nord du Vietnam sans passer par la Baie d’Along. Un lieu hors du commun que j’ai découvert pour vous.

Carnet de route

Dimanche matin, 5h30. Le réveil sonne et je me prépare à quitter Haiphong, où j’ai visité la veille le lycée d’excellence Trân Phu et le collège Hong Bang. Direction la baie de Ha Long - que l’on écrit aussi baie d’Along en français - un lieu touristique incontournable au Vietnam. 

Le jour se lève à peine. J’adore marcher dans les rues, au Vietnam, à cette heure-là. Les trottoirs sont encore déserts, pas de klaxon incessant dans les rues, ni de haut-parleur qui diffuse les informations officielles et la petite musique semblable à celle d’un marchand de glace toute la journée. Les marchandes de pho - à ce stade de l’aventure, cette soupe typique du Vietnam n’a plus de secret pour vous - commencent à sortir leurs tabourets. Il fait frais - 20 degrés - mais pas froid comme en France !

Arrivée à la station de bus, j’explique au guichet que je veux aller à la baie d’Along. Pas évident de se faire comprendre. Personne ne parle anglais. Personne ! Google translate reste comme souvent mon meilleur allié. A présent, j’écris entièrement les phrases en français, afin qu’elles soient automatiquement traduites en vietnamien. Ca ne marche pas à tous les cas et ça prend un peu de temps, mais ça va.

Voilà donc mon parcours de ce dimanche :

7h00 - voyage pour la Baie d’Along

Me voilà donc partie pour deux heures de car. Je paie mon billet 60.000 dongs (un peu moins de 3 euros). Des marchandes de légumes et de petits produits disposés dans des paniers en osier montent parfois dans le bus, masques sur le nez et chapeau conique sur la tête, et en redescendent un peu plus loin. Je regarde défiler les paysages, somnolente. Arrivée sur place, la vue impressionnante me sort de ma torpeur. Le paysage est hallucinant, avec ses îlots rocheux à perte de vue.

Midi - embarquement immédiat pour une balade en bateau !

Après avoir passé près de deux heures à demander des informations et à faire des dessins de bateau sur mon cahier pour le chauffeur de taxi, je trouve enfin l’embarcadère d’où partent les bateaux, à plusieurs kilomètres de l’endroit où le bus m’a déposé.

Ces îlots rocheux se dressent à perte de vue. C’est magnifique, je suis bouche bée. Regardez la vidéo !

 

16h00 - déjeuner

Retour au port. Je déjeune dans un restaurant vide avec deux Français rencontrés sur le bateau, Morade et Nicolas, envoyés par une société française au Vietnam pour construire des téléphériques et des télésièges dans le pays. Ils m’expliquent que des pays à forte croissance et en plein développement, comme le Vietnam, représentent des marchés très intéressants pour les sociétés françaises, qui voient leur chiffre d’affaires - leurs revenus - baisser avec les clients français. La France est en crise, alors elle exporte son savoir-faire. Morade et Nicolas voyagent souvent dans des pays à l’étranger. Ils sont accompagnés en permanence d’un chauffeur et d’un agent vietnamien qui les aide et fait les traductions.

Et un selfie - un peu flou, mais c’est l’intention qui compte - pour la route ! Morade et Nicolas sont deux "ingénieurs téléphérique" en mission au Vietnam. 

17h00 - retour à Hanoi

Où puis-je prendre le bus pour rentrer à Hanoi ? Personne ne me donne la même information ! Finalement, un chauffeur de taxi me dépose à un car, qui part immédiatement. "Hanoi ?", je demande au chauffeur, qui ne semble même pas comprendre. Je sais que je prononce mal, mais quand même... Cela ne m’empêche pas de m’endormir, tout en jetant un oeil à la vidéo diffusée dans le car, une sorte de soap opéra vietnamien qui fait rire tous les passagers du bus. Sauf moi, évidemment, puisque je ne comprends rien.

A 22h00, j’arrive chez moi ! Je loge à présent dans une chambre d’hôte au coeur d’Hanoi, chez des parents d’élèves de l’une des classes dans lesquelles je présente le projet Globe Reporters. Comme toujours au Vietnam, ils ont dû déclarer ma présence à la police. Ici, ce n’est pas comme en France, vous ne pouvez pas loger des personnes qui vivent chez vous sans faire une déclaration à la police. C’est surtout vrai en ville, moins à la campagne. 

Repérez-vous sur la carte : 170 km séparent Hanoi de la baie d’Ha-Long :

Sources photographiques

 Près de 2000 îles parsèment la baie d’Along, s’élevant à des dizaines de mètres au-dessus de la mer. Féérique !
Près de 2000 îles parsèment la baie d’Along, s’élevant à des dizaines de mètres au-dessus de la mer. Féérique !
En 1994, la baie fut inscrite au Patrimoine mondial de l’Unesco.
En 1994, la baie fut inscrite au Patrimoine mondial de l’Unesco.
Les îlots que vous voyez sont des roches karstique, ce sont des roches calcaires qui ont subi une érosion.
Les îlots que vous voyez sont des roches karstique, ce sont des roches calcaires qui ont subi une érosion.
Ces îlots s’étendent sur 1500 kilomètres carrés. C’est 15 fois la surface de Paris !
Ces îlots s’étendent sur 1500 kilomètres carrés. C’est 15 fois la surface de Paris !
Il existe plusieurs légendes pour expliquer ce relief. L’une d’elles dit qu’un dragon aurait plongé dans la mer en la fouettant avec frénésie, morcelant la région en un vaste archipel (Ha Long signifie
Il existe plusieurs légendes pour expliquer ce relief. L’une d’elles dit qu’un dragon aurait plongé dans la mer en la fouettant avec frénésie, morcelant la région en un vaste archipel (Ha Long signifie "dragon descendant").
 Près de 2000 îles parsèment la baie d’Along, s’élevant à des dizaines de mètres au-dessus de la mer. Féérique !
En 1994, la baie fut inscrite au Patrimoine mondial de l’Unesco.
Les îlots que vous voyez sont des roches karstique, ce sont des roches calcaires qui ont subi une érosion.
Ces îlots s’étendent sur 1500 kilomètres carrés. C’est 15 fois la surface de Paris !
Il existe plusieurs légendes pour expliquer ce relief. L’une d’elles dit qu’un dragon aurait plongé dans la mer en la fouettant avec frénésie, morcelant la région en un vaste archipel (Ha Long signifie

Téléchargements

Les partenaires de la campagne

  • CLEMI
  • Fondation SNCF
  • Ambassade de France au Vietnam
  • Institut Français du Vietnam