Les Black cowboys de Louisiane, loin des clichés du cinéma américain
Publié le 14 mars 2025
La classe de 4ème du collège de la Durantière à Nantes (44) veut en savoir plus sur les Black cowboys et les vachers créoles. Notre envoyée spéciale en Louisiane, Marine LEDUC tend le micro à Drake LEBLANC, un réalisateur qui est plongé depuis son enfance dans la culture des vachers créoles.
Culture et francophonie
Pour répondre aux questions des élèves sur les Black cowboys, Marine LEDUC pense tout de suite à Drake LEBLANC. Elle l’a rencontré en 2024 alors qu’elle faisait un reportage sur Télé-Louisiane, une plateforme médiatique francophone, où il travaille. Il est réalisateur et artiste visuel. C’est aussi un passionné de chevaux et de la culture des vachers créoles. Drake a d’ailleurs acheté son propre cheval il y a quelques années, qu’il a appelé Coupé. De cette passion, il en a fait un court-métrage, « Footwork ».
Pour réaliser des photos intéressantes de reportage, Marine demande à Drake si elle peut faire des photos de lui et son cheval. Il accepte et l’accompagne en voiture à 20 minutes de Lafayette, du côté de Saint Martinville, où il a un champ qui accueille son cheval Coupé et celui d’un ami, appelé Red. Coupé est très sociable et vient saluer la journaliste à son arrivée, la laissant lui caresser la tête.
L’interview se fait ensuite dans la voiture, car c’est un bon habitacle pour un meilleur enregistrement – s’il n’y a pas beaucoup de circulation sur la route bien sûr. Même si les globe-reporters et reportrices souhaitent l’interview en anglais, Marine demande à Drake de répondre à la première et dernière question en français, pour montrer la diversité de la francophonie en Louisiane. En effet, les grands-parents de Drake parlent créole et il a suivi un cursus d’immersion en français, notamment à Lafayette High School.
Drake conseille ensuite à Marine d’assister à un « trail ride ». Ils ont lieu tous les dimanches aux alentours de Lafayette ou Lake Charles. Là, les Black cowboys se retrouvent pour une promenade à cheval sur les routes de campagnes, puis dansent sur des rythmes de zydeco, musique emblématique des créoles louisianais. Si la majorité des participants sont des hommes (plusieurs dizaines), elle voit malgré tout une vingtaine de femmes participantes, ainsi que des enfants assis derrière leurs parents.