20 années aux côtés des petites mains du textile cambodgien
Publié le 31 janvier 2026
La rédaction du collège Victor Duruy, à Châlons-en-Champagne, demande à notre envoyé spécial au Cambodge d’aller à la rencontre de syndicalistes de l’industrie textile. Pour ouvrir de telles portes, un journaliste a besoin d’un guide. Pour ce reportage, notre sésame s’appelle Yann.
Droits humains et solidarités
Né en France dans un milieu ouvrier chrétien, l’engagement de Yann s’enracine dans sa foi catholique et dans la spiritualité de l’action catholique ouvrière.
Vers l’âge de trente ans, il arrive au Cambodge dans le cadre d’un séjour de volontariat. Il en tombe vite amoureux et décide, en 2009, de s’installer dans la plus grande cité ouvrière du pays, au sein d’un parc industriel de la périphérie de Phnom Penh.
Yann participe à la Pastorale ouvrière du vicariat apostolique de Phnom Penh et accompagne les travailleurs sur les questions de conditions de travail, de dignité et de justice sociale.
Yann a de multiples casquettes : clown, comédien, journaliste, graphiste et interprète. Il fabrique également des cerfs-volants.
Quand un/e journaliste rencontre une perle rare comme Yann, il en profite pour lui poser de nombreuses questions. Le regard extérieur d’une personne aussi impliquée que Yann permet de mieux comprendre les réponses de notre syndicaliste.
La manière de vivre et de penser dans un pays comme le Cambodge est très éloignée de la réalité française. Le rôle des journalistes est de contextualiser les informations obtenues pour qu’un public français comprenne les enjeux.
Dans quelles conditions vivent les ouvriers et ouvrières qui sont tes voisins et voisines ?
Comment sont les salaires ?
Quel est le minimum vital au Cambodge ?
Qu’est-ce qui différencie un syndicat dit libre d’un syndicat qui ne l’est pas ?
Est-ce qu’il y a souvent des grèves ?
Quels sont enjeux dans le monde du travail de l’industrie textile ?
Après notre rencontre avec une ouvrière et un syndicaliste, je n’ai pas l’impression qu’ils se rendent compte que leur travail très mal payé est vendu très cher en Europe ?
Quels conseils as-tu pour les globe-reporters et globe-reportrices qui veulent acheter des vêtements ?
Souhaites-tu ajouter quelque chose ?
As-tu un message pour les globe-reporters et globe-reportrices ?