Au marché de Skun, on croque des grillons, sauterelles, vers à soie, mygales, etc.

Publié le 11 février 2026

Les globe-reporters de 6ème du Collège Henri DUNANT à Aumale (76) souhaitent avoir des informations sur la consommation alimentaire des insectes au Cambodge et demandent à notre envoyé spécial de se rendre au marché de Skun, une petite ville située à 70 kilomètres au nord de Phnom Penh pour interviewer un vendeur ou une vendeuse d’insectes.

Vie quotidienne

Parce qu’il s’inquiète de ne pas trouver d’interlocuteur francophone ou anglophone au marché de Skun, notre envoyé spécial prend contact avec un entomologiste de l’Institut Pasteur de Phnom Penh et va interviewer Sébastien BOYER.

Quelques jours plus tard, l’instituteur du club radio du Lycée français René DESCARTES d’aller à Skun avec son épouse qui est franco-cambodgienne et qui accepte de faire office d’interprète.

Pour éviter les embouteillages à la sortie de Phnom Penh, mieux vaut se lever à l’aube. Rendez-vous est pris au domicile de Bertrand, l’instituteur du Lycée français et de sa femme Roas, professeure dans ce même lycée de Français Langue Étrangère (FLE).

Comme beaucoup de francophones au Cambodge, elle est une enfant de parents réfugiés en France suite à la tragédie des Khmers rouges.

Bertrand et Roas proposent à notre envoyé spécial d’y aller en scooter et lui prêtent un des leurs. Il a beau être 7h00 du matin, la circulation est déjà dense et les conducteurs cambodgiens ont tendance à ne pas toujours respecter le code de la route : ils doublent souvent par la droite, les camions obstruent la voie de gauche, on oublie son clignotant.

Après 1h00 de route, ils décident de faire une pause dans un restaurant routier comme il y en a de nombreux le long des routes du Cambodge. Bertrand engloutit une soupe de nouille comme il est d’usage ici au petit déjeuner. Au moment de partir, notre envoyé spécial constate que son pneu avant est à plat.

Heureusement, il y a un réparateur à quelques centaines de mètres. Il s’appelle Mao et vit dans une maison très modeste, faite de bois et de taule. Sa voisine se joint à nous ainsi que sa fille et le petit bébé dont elle s’occupe pour joindre les deux bouts.

Le pneu réparé, nous repartons. J’aimerais profiter de cette escapade pour prendre des photos de la campagne cambodgienne, mais la lumière est blafarde et je peine à trouver le paysage idyllique du Cambodge vanté sur les brochures touristiques.

Après plus de 3h00 de voyage, nous arrivons à Skun et commençons à arpenter son marché aux insectes, célèbre dans tout le Cambodge.

Lorsque les Khmers rouges ont pris le pouvoir en 1975, la majorité des habitants du Cambodge étaient malnutris et des centaines de milliers d’entre eux sont morts de faim ou d’épuisement. Il se dit que les araignées étaient abondantes dans la ville de Skun et que les habitants se mirent à les manger à cette époque ainsi que toutes sortes d’insectes comme dans le reste des campagnes du pays.

D’autant que les insectes et les arachnides comestibles contiennent des protéines de haute qualité, des vitamines et des acides aminés.

Pour remédier aux problèmes d’accès à la nourriture dans le monde, de plus en plus de chercheurs, d’industriels de l’agroalimentaire font leur promotion. Pourvu seulement qu’ils ne disparaissent pas !

C’est le message qu’a voulu faire passer Sébastien BOYER trois jours plus tôt lorsque je l’ai rencontré à l’Institut Pasteur de Phnom Penh, particulièrement au Cambodge où la déforestation n’a pas seulement pour conséquence de les priver d’habitat, mais également de les faire muter vers un autre, l’être humain notamment.

Sur le marché de Skun, avec Roas et Bertrand, nous avisons l’étal de Kim Hong. Elle vend des araignées, des vers à soie, des sauterelles, des grillons, etc. Et elle accepte volontiers de répondre à nos questions ! 

Deux entretiens réalisés en février 2026

Sources photographiques

Sébastien BOYER et une partie de sa collection de moustiques © Globe Reporters
Sébastien BOYER et une partie de sa collection de moustiques © Globe Reporters
Sébastien BOYER à côté d’une photo de l’exposition photographique sur les insectes organisée par l’Institut Pasteur de Phnom Penh à l’Institut français de Phnom Penh. Il s’agit d’une cicindèle (genre Cicindela) ©Globe Reporters
Sébastien BOYER à côté d’une photo de l’exposition photographique sur les insectes organisée par l’Institut Pasteur de Phnom Penh à l’Institut français de Phnom Penh. Il s’agit d’une cicindèle (genre Cicindela) ©Globe Reporters
La cicindèle est un coléoptère aux couleurs vives et métalliques. Ces insectes sont souvent appelés coléoptères tigres © Institut Pasteur
La cicindèle est un coléoptère aux couleurs vives et métalliques. Ces insectes sont souvent appelés coléoptères tigres © Institut Pasteur
Les collaboratrices de Sébastien font le décompte d’une « récolte » de moustiques © Globe Reporters
Les collaboratrices de Sébastien font le décompte d’une « récolte » de moustiques © Globe Reporters
Collaboratrice de Sébastien qui travaille sur une « récolte » de moustiques © Globe Reporters
Collaboratrice de Sébastien qui travaille sur une « récolte » de moustiques © Globe Reporters
Pièce dédiée à la conservation des insectes, là, des moustiques © Globe Reporters
Pièce dédiée à la conservation des insectes, là, des moustiques © Globe Reporters
Quelques insectes de la collection de l’Institut Pasteur de Phnom Penh © Globe Reporters
Quelques insectes de la collection de l’Institut Pasteur de Phnom Penh © Globe Reporters
L’entrée de l’Institut Pasteur de Phnom Penh © Globe Reporters
L’entrée de l’Institut Pasteur de Phnom Penh © Globe Reporters
Mao répare la roue du scooter de notre envoyé spécial © Globe Reporters
Mao répare la roue du scooter de notre envoyé spécial © Globe Reporters
Mao © Globe Reporters
Mao © Globe Reporters
La voisine de Mao, sa fille et le bébé dont elle a la garde © Globe Reporters
La voisine de Mao, sa fille et le bébé dont elle a la garde © Globe Reporters
Kim Hong, vendeuse d’insectes sur le marché de Skun © Globe Reporters
Kim Hong, vendeuse d’insectes sur le marché de Skun © Globe Reporters
Vers à soie assaisonnés © Globe Reporters
Vers à soie assaisonnés © Globe Reporters
Sauterelles frites sur l’étal de Kim Hong au marché de Skun © Globe Reporters
Sauterelles frites sur l’étal de Kim Hong au marché de Skun © Globe Reporters
Grillons frits sur l’étal de Kim Hong au marché de Skun © Globe Reporters
Grillons frits sur l’étal de Kim Hong au marché de Skun © Globe Reporters
Mygales frites sur l’étal de Kim Hong au marché de Skun © Globe Reporters
Mygales frites sur l’étal de Kim Hong au marché de Skun © Globe Reporters
Étals d’insectes au marché de Skun © Globe Reporters
Étals d’insectes au marché de Skun © Globe Reporters
Enfants au marché de Skun © Globe Reporters
Enfants au marché de Skun © Globe Reporters
Bertrand et sa femme Roas au marché de Skun © Globe Reporters
Bertrand et sa femme Roas au marché de Skun © Globe Reporters
Sébastien BOYER et une partie de sa collection de moustiques © Globe Reporters
Sébastien BOYER à côté d’une photo de l’exposition photographique sur les insectes organisée par l’Institut Pasteur de Phnom Penh à l’Institut français de Phnom Penh. Il s’agit d’une cicindèle (genre Cicindela) ©Globe Reporters
La cicindèle est un coléoptère aux couleurs vives et métalliques. Ces insectes sont souvent appelés coléoptères tigres © Institut Pasteur
Les collaboratrices de Sébastien font le décompte d’une « récolte » de moustiques © Globe Reporters
Collaboratrice de Sébastien qui travaille sur une « récolte » de moustiques © Globe Reporters
Pièce dédiée à la conservation des insectes, là, des moustiques © Globe Reporters
Quelques insectes de la collection de l’Institut Pasteur de Phnom Penh © Globe Reporters
L’entrée de l’Institut Pasteur de Phnom Penh © Globe Reporters
Mao répare la roue du scooter de notre envoyé spécial © Globe Reporters
Mao © Globe Reporters
La voisine de Mao, sa fille et le bébé dont elle a la garde © Globe Reporters
Kim Hong, vendeuse d’insectes sur le marché de Skun © Globe Reporters
Vers à soie assaisonnés © Globe Reporters
Sauterelles frites sur l’étal de Kim Hong au marché de Skun © Globe Reporters
Grillons frits sur l’étal de Kim Hong au marché de Skun © Globe Reporters
Mygales frites sur l’étal de Kim Hong au marché de Skun © Globe Reporters
Étals d’insectes au marché de Skun © Globe Reporters
Enfants au marché de Skun © Globe Reporters
Bertrand et sa femme Roas au marché de Skun © Globe Reporters

Sources sonores

  • Pouvez-vous vous présenter ?

  • Sur quels insectes travaillez-vous ?

  • Parlez-nous de tous les insectes qu’on peut trouver au Cambodge ?

  • Dans votre livre, on lit que chaque année on découvre plus de 10 000 espèces d’insectes.

  • Est-ce que la consommation d’insectes à une incidence négative sur l’état des insectes au Cambodge ?

  • Est-ce que l’élevage d’insectes peut avoir des conséquences négatives sur la santé des humains, comme par exemple le cas avec le développement de la pisciculture ?

  • Au marché de Skun, partie 1.

  • Au marché de Skun, partie 2.

  • Au marché de Skun, partie 3.