Maëlle, Kéra et Camille, globe-reportrices de 4e5 du collège Victor Duruy de Châlons-en-Champagne s’intéressent au Refuge Kol qui accueille des orphelins dans la campagne cambodgienne à une quarantaine de kilomètres à l’ouest de Phnom Penh, la capitale du Cambodge. Notre envoyé spécial s’y rend pour rencontrer Saran MEAS, son responsable, infirmier à la retraite et ancien réfugié en France. Il répond avec enthousiasme aux questions des Globe reporters.
Education et jeunesse
Il est très facile de prendre contact avec le Refuge Kol, le responsable français de l’association qui s’en occupe répond immédiatement aux messages. Tout de suite, il rassure notre envoyé spécial : « Allez-y quand vous voulez, le responsable sur place est francophone ».
Le responsable, Saran MEAS, est un infirmier à la retraite qui a fui le Cambodge pendant le régime des Khmers rouges. Arrivé en France à la fin des années 1970, il doit repasser son diplôme d’infirmier (son diplôme cambodgien n’est pas valable en France) pour pouvoir travailler.
Il intègre le service de cardiologie de l’hôpital de la Roseraie à Aubervilliers.
Il revient au Cambodge à la fin des années 1990 pour travailler au service de radiologie de l’hôpital Calmette de Phnom Penh qui a été mis en place avec l’aide de La Chaîne de l’Espoir, une ONG internationale fondée en 1994 par le chirurgien spécialisé en cardiologie Alain DELOCHE.
Quelques années plus tard, en 2008 Sophie COCHE, une chanteuse d’opéra est invitée à l’inauguration du pavillon cardiologie infantile à l’hôpital de Phnom Penh. Saran la rencontre à cette occasion.
Avec Didier LACLAU-BARRERE, le mari de Sophie KOCH, ils décident de créer une fondation pour ouvrir le refuge Kol.
Les premiers temps le refuge accueille des enfants passés par le pavillon cardiologie infantile à l’hôpital de Phnom Penh. Aujourd’hui, les plus nombreux sont orphelins.