Shailly et Ayesha de la classe média du collège Anne Frank de Saint-Dizier s’intéressent à la jeunesse cambodgienne. Pour elles, notre envoyé spécial rencontre des élèves du lycée de Kol dans la campagne, à une soixantaine de kilomètres à l’ouest de Phnom Penh.
Education et jeunesse
Shailly et Ayesha de la classe média du collège Anne FRANK de Saint-Dizier ont demandé à leur envoyé spécial au Cambodge de rencontrer un principal de collège.
Lorsqu’il se rend dans le village de Kol pour faire un reportage sur un orphelinat – le Refuge Kol –, Raphaël en profite pour demander à Saran MEAS, le responsable francophone de ce lieu s’il n’est pas possible d’interviewer le principal du collège où se rendent les enfants de l’orphelinat.
C’est compliqué : le principal du collège doit demander l’autorisation à son ministère de tutelle et la réponse peut mettre des jours, voire des semaines à venir.
L’envoyé spécial jette un œil aux questions préparées par les globe-reportrices et se rend compte que des élèves seraient tout à fait capables d’y répondre. Aussi demande-t-il à Saran si des pensionnaires de l’orphelinat seraient disposés à répondre à nos questions.
Ils n’ont guère le choix : Saran fait asseoir les plus grands d’entre eux sur une grande terrasse ombragée pour leur expliquer pendant de longues minutes la démarche de l’envoyé spécial qui est impressionné par le silence et la discipline qui règne ici.
La société khmère est structurée par une forte hiérarchie sociale où l’âge détermine l’autorité et le prestige, influencée par le bouddhisme theravada qui valorise la sagesse acquise avec les années.
Les jeunes cèdent toujours la place aux aînés, mangent après eux et utilisent des termes honorifiques spécifiques comme « lok » pour les personnes âgées.
Saran demande alors à deux volontaires de venir se présenter pour répondre aux questions de l’envoyé spécial préparées par Shailly et Ayesha.
Tout le monde se regarde, hésite et ce sont finalement Khuon, une jeune fille, et Chorn Tina, un jeune garçon qui se présentent devant le micro de notre envoyé spécial.