La rédaction de 6ème du Collège Henri DUNANT à Aumale (76) demande à notre envoyé spécial au Cambodge de rencontrer un pêcheur du Lac de Tonlé Sap. Pour eux, Raphaël rencontre Pom TI.
Vie quotidienne
Il n’y a guère plus que 400 000 francophones au Cambodge sur une population de près de 18 millions d’habitants. Notre envoyé spécial se demande comment faire pour interviewer et comprendre une personne originaire d’un village aussi reculé que Phat Sandai, sur le Lac de Tonlé Sap.
C’est sans compter sur l’aide de Béatrice MONTARIOL de l’ONG SIPAR qui s’occupe d’un bateau-bibliothèque sur le lac.
Présente depuis plusieurs années sur le lac Tonlé Sap, l’ONG de Béatrice s’est constituée un solide carnet d’adresse et elle n’a aucun mal à organiser une rencontre avec un pêcheur.
On ne voit qu’eux pour ainsi dire lorsque l’on s’engage sur le lac en bateau : ici l’un relève ses filets, là, un autre file à toute berzingue sur son lieu de pêche.
Impossible de calculer leur nombre sur le lac, on sait seulement que plus de 75% de la pêche annuelle cambodgienne provient du Tonlé Sap et qu’il fournit 70% des protéines pour ses 3 millions de riverains.
La pêche sur le lac Tonlé Sap est marquée par son caractère unique en raison du régime hydrologique exceptionnel du lac, qui inverse son écoulement deux fois par an. Cette dynamique en fait l’une des pêcheries d’eau douce les plus productives au monde.
De novembre à mai, durant la saison sèche, le courant s’écoule du lac Tonlé Sap vers le Mékong à Phnom Penh, sur environ 120 km ; le lac atteint alors sa superficie minimale de 2 500 à 3 000 km² et une profondeur de 1 à 2 mètres.
Dès juin, les moussons et la fonte des neiges himalayennes font monter le niveau du Mékong, provoquant une contre-pression hydraulique. Le courant s’inverse alors (vers mai-juin et novembre pour le retour), alimentant le lac qui s’étend jusqu’à 15 000 km² avec de 9 à 10 mètres de profondeur et un volume d’eau pouvant atteindre 80 km³.
Notre envoyé spécial rencontre Pom TI dans sa maison sur pilotis. Il répond aux questions des globes-reporters et globe-reportrices.
Un entretien réalisé en janvier 2026
Entretien réalisé en khmer avec un interprète parlant anglais. La traduction en français est à télécharger.