Visite du Mémorial de l’abolition de l’esclavage de Nantes
Publié le 2 avril 2025
Dans le cadre du projet Globe Reporters entre Nantes et la Louisiane, les élèves de 7è et 8è degré, en option journalisme et en immersion en français de l’École Audubon à La Nouvelle-Orléans, ont préparé une interview sur le commerce d’esclaves et le Mémorial de l’abolition de l’esclavage à Nantes. Laurence D’HAENE, chargée du développement et de la politique des publics, répond à leurs questions
Economie, histoire et politique
Nantes fut le port français qui a envoyé le plus de navires dans le cadre de la traite atlantique et du commerce d’esclaves. Un passé commun avec la Louisiane : même si les navires ont été à destination des plantations dans les Antilles et non de Louisiane, les deux territoires se sont enrichis à la même période grâce à l’esclavage de populations africaines, et notamment au 18è siècle. En 2012, la ville de Nantes a décidé d’ériger le Mémorial de l’abolition de l’esclavage sur le quai de la Fosse, là où se situait le port d’où partaient les navires.
Pour trouver une personne qui puisse répondre aux questions des élèves louisianais, notre envoyée spéciale à Nantes, la journaliste Marine LEDUC, fouille sur le site et trouve le contact de celle qui s’occupe des relations presse au Voyage à Nantes, organisme touristique de la ville. Il s’agit de la même personne qui s’occupe des relations presse pour les Machines de l’île, l’autre entretien commandé par les élèves d’Audubon. Ainsi, elle aide Marine à programmer les interviews la même après-midi. En plus, les deux lieux sont très proches, quasiment l’un en face de l’autre, chacun des deux côtés de la Loire. Cela évite donc de faire deux fois le même trajet !
Laurence D’HAENE, chargée du développement et de la politique des publics au Musée d’histoire de Nantes, est ravie de répondre aux questions des élèves au Mémorial. Pour s’y rendre après l’interview sur les Machines, Marine a juste à traverser le pont Anne de Bretagne. Le Mémorial se situe de l’autre côté. Comme Laurence D’HAENE a son bureau dans le château des ducs de Bretagne de Nantes, à plusieurs arrêts de tramways, l’interview se déroule dans la partie basse du Mémorial. On y entend parfois les bruits des tramways qui passent. Notre envoyée spéciale prend ensuite des photos pour le reportage.